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  Tarascon    


L'origine du nom de la cité
Ce nom est d'origine ligure : la racine ligure "ase" signifie "cours d'eau", et le préfixe "tar" désigne le "rocher". 
La cité a sans doute été construite à partir du rocher dominant le Rhône, sur lequel se trouve actuellement le château.

Un tour de ville
La vieille ville, encore entourée par ses remparts, a conservé son authenticité. Les rues sont bordées par des maisons et des hôtels particuliers, aux murs en calcaire du Gard.
L'imposant château du roy René est situé en bord du Rhône, près du pont qui relie Tarascon à Beaucaire. Tout près, l'église Sainte-Marthe, édifiée au XII
ème siècle, abrite les reliques de la Sainte. Au centre de la vieille ville, l'Hôtel de Ville, du XVIIème siècle, arbore une superbe façade sculptée.

 

Le château du roy René
 
Le château suuccède à une forteresse édifiée sur un éperon rocheux, à l'emplacement du castrum romain, afin de surveiller la frontière ouest de la Provence.
À la suite de sa mise à sac en 1399 par les bandes de Guy de Turennes, il a été entièrement reconstruit dès 1400.
Entre 1447 et 1449, le roy René a fait restaurer l'intérieur car il est devenu sa résidence favorite.


 

 

L'église Sainte-Marthe
C
onstruite au XIIème siècle, dans le style roman, elle fut en partie reconstruite au XIVème siècle. Fortement impactée par des bomardements alliès à la Libération, en 1944,
elle a été restaurée depuis. Les sculptures de son beau portail ont en partie disparu.
À l'intérieur, se trouvent deux tableaux de Nicolas Mignard et Pierre Parrocel.
Dans la crypte est exposé le sarcophage de Sainte Marthe (IIIème - IVème siècle),
orné de sculptures en rond de bosse, ainsi que les reliques de la Sainte.
La crypte de l'église atteste de l'existence d'une colonie chrétienne au Ier siècle après J.-C..

 

L'Hôtel de Ville
Il en impose par son élégante façade du XVIIème siècle, avec des fenêtres à meneaux.
Sur la gauche, la rue des Halles est bordée par deux enfilades d'arcades couvertes.

À découvrir aussi , en particulier :
- Le pittoresque quartier de la Juiverie ;
- le " Musée d'art et d'Histoire de Tarascon ", place Frédéric Mistral ;
- le "Musée Charles-Demery " (Musée Souleïado), avec les ateliers de préparation et d'impression des tissus provençaux, ainsi que la boutique.

Sainte Marthe et la Tarasque


 


 

Marthe de Béthanie habitait le petit village de Béthanie (en Judée), à proximité de Jérusalem, avec Lazare (son frère) et Marie de Béthanie (sa sœur). Jésus, en ce temps, aimait aller à Béthanie où il appréciait l'hospitalité et la bonté des sœurs (ses disciples).
Un jour, Marthe prévient Jésus de la maladie, puis de la "mort" de Lazare. Jésus prodigue alors des paroles d'espérance à Marthe, et c'est là qu'intervient l'épisode de la  "résurrection" de Lazare.
La tradition chrétienne raconte qu'à la mort de la Sainte Vierge (mère de Jésus), Marthe, son frère Lazare, sa sœur Marie de Béthanie (qui est peut-être la même que Marie de Magdala, Marie la Magdaléenne, assimilée encore à Marie-Madeleine, la pècheresse) ; mais aussi Marie Jacobé (demi-sœur de la Vierge Marie) et Marie Salomé (mère des apôtres Jacques le Majeur et Jean) ; accompagnées par Sarah (Sarah la noire, leur servante originaire d'Égypte) sont chassés de Palestine. Ils doivent s'enfuir sur une barque sans voile ni rames, à la merci des flots déchaînés. Au gré des vents, celle-ci aurait accosté en Camargue, vers l'an 48.
Pendant que leurs compagnons partent évangéliser la Provence, les trois (futures) saintes (Marie-Madeleine, Marie Jacobé et Marie Salomé), plus âgées, s'établissent à l'endroit où se trouve maintenant le village des
Saintes-Maries-de-la-Mer.
À partir de ce moment, Marthe participe à l'apostolat de Lazare qui devient évêque de Marseille, et part évangéliser la Provence.

L'épisode de la rencontre avec la Tarasque :
En remontant le Rhône, Marthe arrive à Tarascon où sévissait un horrible monstre mi-amphibien, la Tarasque, qui avait son antre près du fleuve. Ce monstre répandait depuis bien longtemps la terreur dans toute la contrée. Implorée par les Tarasconnais, Marthe réussit à la capturer en le bénissant, puis à la livrer aux Tarasconnais qui la mettent  en pièces. avant de se convertir à la religion chétienne.

Sainte Marthe en train de capturer la Tarasque en la bénissant.
Lithographie.
(Musée d'art et d'histoire - place Frédéric Mistral - Tarascon.)

La légende de la Tarasque
Petit à petit, la "légende de la Tarasque " à pris corps et s'est installée dans la mémoire collective.
Dès 1255, Jacques de Voragine en fait mention dans "La Légende Dorée".
(Jacques de Voragine (Giacomo da Varazze-Varazze, vers 1228 ; Gênes, 1298) ; chroniqueur italien du Moyen Âge, auteur d'un ouvrage qui raconte la vie romancée et en grande partie imaginaire des saints, des saintes et des martyrs chrétiens ayant subi des persécutions à l'époque romaine.)

C'est en 1474 que le roy René à relancé les joyeuses fêtes traditionnelles annuelles en l'honneur de la victoire de Sainte Marthe sur la Tarasque. Pour cela, il a fondé, le 14 avril 1474,
la confrérie des "Chevaliers de la Tarasque" (au nombre de 12 à 18, choisis parmi les notables de la ville, et intronisés le lundi de Pâques par le Premier magistrat de ville.
Ces "Chevaliers de la Tarasque" sont appelés, en provençal, les "Tarascaïres".
La Tarasque, guidée par les Tarascaïres,
essaie d'effrayer les badauds et touristes qui assistent au joyeux défilé, durant la "Fête de la Tarasque".
Chaque année (fin juin), les Tarasconnais sortent la Tarasque de sa tanière, conduite par ses "chevaliers", afin d'affirmer sa présence légendaire.
Un secret : en parcourant la ville, on pourra toujours repérer la Tarasque dans son "antre", derrière une vitrine de la rue des Halles, non loin de l'Hôtel de Ville.
 (Dimanche 26 juin 2016, 11h.)
Tartarin de Tarascon
Alphonse Daudet  (1840-1897)
(Cf. les pages du dossier de ce Site :  "Marcel Pagnol et Alphonse Daudet")
La genèse du roman : Les aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon


Alphonse Daudet
a écrit une "nouvelle" et plusieurs romans dont Tartarin, cet antihéros,est le personnage principal.
Le 18 juin 1863, paraît une "nouvelle" intitulée Chapatin, le tueur de lions, dans laquelle le personnage de Tartarin est esquissé.
Le roman Les aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon est publié pour la première fois en 1872.
En fait, la première partie de ce roman sort sous le titre de Barbarin de Tarascon, dans le quotidien Le Petit Moniteur, du 9 au 12 décembre 1869.
Toutefois, un Tarasconnais, Barbarin de Montfrin, se sentant visé, menace de poursuites Alphonse Daudet, lequel modifie le nom de son personnage, qui devient Tartarin..
À sa sortie, le roman est un échec. Les Tarasconnais, en particulier, s'insurgent contre la description de ce personnage haut en couleurs et de son entourage. Ils considèrent  le roman comme une critique directe et acerbe de la société tarasconnaise.
Loin de Tarascon, il est toutefois mieux accepté par les lecteurs qui lui trouvent d'indéniables qualités, et défendu par d'illustres amis d'Alphonse Daudet, notamment Gustave Flaubert et Frédéric Mistral. Ce roman est dorénavant un chef d'œuvre unanimement reconnu, racontant avec humour, les aventures burlesques de ce Don Quichotte provençal qu'est Tartarin, indissociable de Tarascon, et faisant maintenant partie de sa légende.
Note : Cette histoire fut inspirée à Alphonse Daudet, en particulier par son cousin Henri Reynaud (horticulteur, fils de son grand-père Antoine Reynaud), qui sert de modèle à l'écrivain pour son Tartarin, lequel lui racontait ses aventures de voyages lors de ses retours d'Afrique,
Ce roman aura deux suites :
La première, Tartarin sur les Alpes, nouveaux exploits du héros tarasconnais publié en 1885 chez Calman-Lévy ; la seconde, Port-Tarascon, dernières aventures de l'illustre Tartarin, publié en 1890 chez Dentu.

Le roman :  
Les aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon


Tartarin est un truculant Tarasconnais, fanfaron et très fier de sa personne. Il a une tendance naturelle à l'exagération, et les histoires qu'il raconte s'apparentent à autant de "galéjades" (dirait-on à Marseille). Les murs de sa maison sont tapissés de couteaux et de fusils, à partir desquels il raconte des aventures imaginaires. Dans son jardin, une plante en pot devient un "baobab" (Note : ce pourrait être une variété de "succulente"). Ses exploits cynégétiques sont largement surdimensionnés. Les chasseurs tarasconnais, dont il est membre actif, battent la campagne chaque dimanche, à la poursuite de quelques gibiers, et en particulier d'un lièvre très malin qui s'échappe toujours, pour revenir en général bredouilles. Mais ils ont pris l'habitude, histoire de tirer quelques cartouches au cours de ces sorties (qui sont l'occasion d'agapes dans les collines), de lancer leurs casquettes et chapeaux en l'air en leur tirant dessus. Ils reviennent alors, sans perdreaux ni lapins évidemment, mais toujours très fiers avec leurs couvre-chefs percés de multiples trous.
Jusqu'au jour où un cirque s'installe à Tarascon. Dans une cage de la ménagerie se trouve un "gentil" lion, bien passif et tranquille. Avertis de la venue de cette énorme bête sauvage, Tartarin et tous les chasseurs, vont le voir. C'est l'occasion pour Tartarin de lancer un défi. Il décide sur le champ, devant ce lion bien placide, et devant tous ces témoins tarasconnais, de partir à la chasse aux lions en Afrique.
Quelques temps après, il avait déjà oublié son défi, qui n'était en fait qu'une rodomontade de plus. Mais ses "amis" n'avaient pas oublié, et lui rappellent sa promesse. Il essaie d'éluder, mais ils reviennent à la charge, et il se fait finalement prendre au piège. Toute la société tarasconnaise lui tourne alors le dos. Il s'en rend compte, et, son "honneur" étant engagé, il est obligé de préparer son départ vers l'Algérie, afin d'aller chasser le lion dans ce pays lointain, de l'autre côté de la Méditerranée. Il finit par partir, sous les ovations de ses compatriotes.
À partir de son arrivée sur le port d'Alger, de nombreuses mésaventures se passent à ses dépends, conséquence de la découverte de ce "nouveau monde", lui qui n'avait jamais quitté ni Tarascon, ni la Provence.

Il commence par prendre les portefaix qui déchargent le bateau pour des "sauvages", et tente d'égorger l'un d'eux. Puis, il tue un âne en le prenant pour un lion. Un aventurier qui se fait passer pour un "Prince du Monténégro" essaie de lui voler son pécule. Il tombe aussi sous le charme d'une soi-disant Mauresque qui s'avère être une Marsellaise...
Finalement, il part pour l'Atlas, où il finit par rencontrer un lion aveugle (le pauvre) qui tombe sous ses coups de "pétoire".
C'est la fin de l'aventure. Il revient par bateau à Tarascon, où il reçoit un accueil triomphal des Tarasconnais, qui fêtent le retour de ce "héros" qui a combattu le lion de l'Atlas, et qui ramène  sa dépouille comme trophé.

C'est ainsi que se créent les légendes !

Note : Si le roman, Les aventures prodigieuses de Tartarin de Tarascon, est connu à cause des aventures de ce personnage haut en couleurs qu'est Tartarin, il est aussi remarquable, bien que cela soit rarement mentionné, qu'il comporte une critique acerbe de la société.

Tartarin de Tarascon
au cinéma 


Les aventures de Tartarin de Tarascon ont donné lieu à plusiers films, dont en particulier :
- Tartarin de Tarascon (1908), court métrage de Georges Méliès ;
- Tartarin de Tarascon (1934), film de Raymond Bernard avec Raimu et Fernand Charpin,
scénario et dialogues de Marcel Pagnol ;
- Tartarin de Tarascon (1962), film de Francis Blanche et Raoul André, avec Francis Blanche (Tartarin), Alfred Adam (Prince Grégori de Monténégro), Jacqueline Maillan (Mme Bézuquet), Bourvil (le Curé), Robert Porte (Bézuquet), Michel Galabru (Barbassou)....

 

Tartarin de Tarascon (1934),
Film de Raymond Bernard avec Raimu et Fernand Charpin, scénario et dialogues de Marcel Pagnol.

Affiches  préliminaires du film.
(Le titre de la deuxième affiche est ensuite devenu Tartarin de Tarascon)
(Musée d'art et d'histoire - Tarascon.)
Les festivités de la Tarasque
(et de Tartarin)


Chaque année, depuis des lustres, les "Festivités de la Tarasque" ont lieu dans toute la ville, et durant plusieurs jours, autour du dernier dimanche de juin.
En 2016, ces nombreuses festivités se sont déroulées entre le jeudi 23 juin et le lundi 27 juin.
Nous avons eu la chance d'assister, le samedi 25 juin :
- à l'arrivée par le Rhône du célèbre Tartarin (Tartarin plage - 11heures) ;
- au "Cortège du Petit Monde de Tartarin" (avec la Tarasque conduite par ses Tarascaïres), départ du terrain C.N.R., jusqu'à l'Hôtel de Ville ;
- aux Discours de la reine d'Arles (en  partie en provençal), de Monsieur le Maire et de Tartarin (du balcon de l'Hôtel de Ville , à 11h45).  

Le tout dans une atmosphère de liesse, de bonne humeur, accompagnée par les pétarades continuelles des coups de fusils dans les airs des "chasseurs de casquettes".
Nous y retournerons "l'an qué ven". 

Remarque :
Pour visualiser les fichiers vidéo qui suivent, il faut utiliser  le "navigateur" Internet Explorer
pour ouvrir le Site (voir page : "Home").



 

 


 

Vidéo de l'arrivée de Tartarin
à "Port Tartarin".


(Lancer la lecture,
puis double-cliquer sur le document vidéo pour le visualiser en pleine page.)
 (Lecture de ce fichier vidéo (format WMV avec Windows Media Player.)

Il est 11 heures, ce 25 juin 2016. Nous nous trouvons à "Port Tartarin", sur la berge du Rhône. 
Les "cassaïres" (chasseurs) attendent impatiemment Tartarin, qui revenient d'Afrique en bateau.
Il est accueilli en grande pompe, sous les vivas et les coups de "pétoires" de ses amis les chasseurs,
par la reine d'Arles, le Premier Magistrat de Tarascon, un officier de la Navale (un vrai) accompagné d'un marin,
et de toute la foule des badauds heureuse de ce retour.

Le cortège du Petit Monde de Tartarin.
Départ  de port Tartarin, jusqu'à l'Hôtel de Ville.


 
Tartarin, escorté par un chasseur de lions et l'officier de la Marine nationale.
Des Maures, et des Mauresques, directement venus de l'Atlas,
caracolent sur leurs chevaux camarguais.

Quelques photos et vidéos du défilé
Les photos de cette section sont des captures d'écran des vidéos.
Les vidéos ont été réalisées en format MP4, puis converties en format AVI ou WMV pour les installer sur le site.
Lecture de ces fichiers vidéo (au format AVI ou WMV) avec
Windows Media Player.
(Lancer la lecture, puis double-cliquer sur le document vidéo pour le voir en pleine page.)

 

 

 

Le défilé est ouvert par la
fanfare tarasconnaise,
suivie par le groupe des Tarasconnais
vêtus à la mode XIX
ème
de l'époque d'Alphonse Daudet.

 

 

La Tarasque, conduite par les Tarascaïres
est emportée par son élan.

Tartarin et ses amis,
les chasseurs de casquettes, s'exercent avec d'autenthiques pétoires sur les casquettes et chapeaux des badauds prêts à récupérer un couvre-chef percé de multiples petits trous.
Ils sont accompagnés par la reine d'Arles, Monsieur le Maire de Tarascon et
un officier de la Marine Nationale.

L'officier et le marin, juchés sur leurs dromadaires, ont fière allure.
Violons, tambourins et fifres accompagnent
les jeunes filles en tenue d'Arlésienne.

Sur le balcon de l'Hôtel de Ville de Tarascon, la reine d'Arles s'adresse en provençal et en français  à Tartarin, au Premier Magistrat de Tarascon, et à toute la foule admirative. 
Discours du Premier Magistrat et de Tartarin.

Fin de ces allocutions
et d'une belle matinée festive, vers 12h30.

 
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