Marcel Pagnol et le cinéma

 

 

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Voici l'ensemble de l'œuvre cinématographique de Marcel Pagnol réalisée entre 1931 et 1967 : 
Marius
(1931) - Fanny (1932) - Topaze (1ère version) (1932) - L'Agonie des Aigles (1933)
        Le Gendre de Monsieur Poirier
et Jofroi de la Maussan (1933) -  Jofroi  (1933) -  L'Article 330 (1934) - Angèle (1934) -  
              Le Premier Amour
(1934) - Merlusse (1935) - Cigalon (1935)
-  Topaze (2ème version) (1936) - César (1936) - Regain (1937) -
Le Schpountz
(1937) -
La Femme du Boulanger (1938) - Monsieur Brotonneau (1939) - La Fille du Puisatier (1940) -
La Prière aux Étoiles 
(1941) - Arlette et l'Amour (1943) - Naïs (1945) -  La Belle Meunière (1948) - Topaze (3
ème version) (1950) -
Manon des Sources
(1951) - Ugolin (suite de Manon des Sources) (1952) - Carnaval (1953) - Trois Lettres de mon Moulin (1954) -
La Dame aux Camélias (téléfilm) (1962) - Le Curé de Cucugnan (4ème Lettre de mon Moulin) (téléfilm) (1967)

   
Lien avec le site de " l'Encinémathèque " (accéder à ce lien en bas de cette page).


N
ous sommes en 1931
:
" Au risque de se faire traiter de renégat par les gens de théâtre, d'intrus par ceux du cinéma - et ni les uns ni les autres ne s'en
priveront - ils
(Marcel Pagnol) se lance dans cette nouvelle aventure avec un enthousiasme extraordinaire, que les trois premières expériences vont quelque peu refroidir. Mais il saura en tirer de salutaires leçons. "
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 76.)

Remarque :
Pour écouter les fichiers audio qui suivent, il faut utiliser  le "navigateur" Internet Explorer
pour ouvrir le sSite (voir page : "Home").

Commentaires audio des films de Marcel Pagnol.
Copyright©Georges Berni


 
La Trilogie (1) 

 Marius et Fanny (1932), César (1936)
 


La Trilogie (2)
Le Vieux-Port

La Trilogie (3)
La partie de cartes

La Trilogie (4)
L'étal d'Honorine


Topaze (1932)


Jofroi (1933)

Angèle (1934)

Merlusse (1935)


CIgalon (1935)


Regain (1937)

Le Schpountz (1937)

La Femme du Boulanger (1938)


L a Fille du Puisatier (1940)


Naïs (1945)

La Belle Meunière (1948)
 

Marius (1931)
(Durée : 2h12min.


" Dès 1931, il contacte la Paramount qui consent à lui laisser le choix des acteurs (les mêmes que ceux de la pièce) pour le tournage de Marius. Roger Richebé, qui a Raimu sous contrat, accepte de le lui prêter gratuitement : en contrepartie, la Paramount lui permettra de passer le film dans son circuit de salles, aux conditions habituelles.
La réalisation est confiée à Alexander Korda, un Hongrois émigré en Angleterre après un séjour en Allemagne, ce qui lui permet de rendre à la perfection l'atmosphère cosmopolite de Marius. Le film remplit immédiatement les salles, malgré l'accueil dédaigneux de la critique."  

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 76.)
                                                           
 
C'est un grand succès et même un succès mondial.
" À Paris, on commence de dire et d'écrire que le succès se limiterait à la France, étant donné le caractère local de l'œuvre.
On se demandait même si les « Lillois comprendraient ». Or, non seulement les Lillois comprirent fort bien, mais ils firent eux aussi un succès au film, et bientôt après eux les Belges, les Hollandais, les Anglais, les Allemands, les Suédois, les Espagnols, les Américains et les Japonais. Marcel Pagnol devint sans le vouloir une sorte de chef d'école, de l'école provençale du cinéma. "

(Pierre Leprohon : L'Aventure du Cinéma.)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Distribution
(interprêtes principaux) : César : Raimu, Marius : Pierre Fresnay, Fanny : Orane Demazis..

 Fanny (1932)
(Durée : 2h5min)


" En octobre 1932, Fanny sort à son tour, produit par la société « Films Marcel Pagnol » et réalisé par un jeune cinéaste français, Marc Allégret, dont l'absence de maîtrise se fait sentir dans la conduite des acteurs..."

                                                                                    
Fanny
 obtient un succès encore plus important que Marius.
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Distribution :
Fanny :
Orane Demazis - Marius : Pierre Fresnay - Honorine : Alida Rouffe - César : Raimu - Panisse : Fernand Charpin -Claudine : Milly Mathis - Monsieur Brun : Robert Vattier - Escartefigue : Auguste Mouriès... 
La musique du film avait été réalisée par Vincent Scotto

Topaze (1ère version) (1932)
(Durée : 1h43min)


" Topaze
est également réalisé en 1932 par Louis Gasnier à qui Marcel Pagnol a dû consentir de nombreuses concessions et coupures.
Mais ce qu'il n'a pas digéré, c'est qu'on ait chargé un tiers -  en l'occurence, l'écrivain Guy Marchand,
« d'arranger la pièce pour l'écran, et d'en alléger les dialogues »
.
Par la suite, Pagnol tournera deux autres versions de son œuvre : l'une avec Arnaudy et Délia Cohl, en 1936, l'autre avec Fernandel, Jacqueline Pagnol et Hélène Perdrière, en 1950. " 

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 77.)
Genèse
:
N.B. : Début 1932, la Paramount (Société américaine de production et distribution de films) a acheté les droits de la pièce.
Sans demander l'avis de Marcel Pagnol, elle a confié l'écriture du scénario et des dialogues à Léopold Marchand, et la réalisation à Louis Gasnier.

Distribution
:
Topaze
: Louis Jouvet (que Marcel Pagnol aura, non sans mal, réussi à imposer) - Oscar Muche : Marcel Vallée -
Tamise : Pierre Larquey (qui avait déjà créé ce rôle au théâtre) - Suzy Courtois : Edwige Feuillère - un gendarme : Henri Vilbert...
 
Après cette triple expérience, Marcel Pagnol n'a qu'une hâte : devenir son propre maître et ne dépendre de personne.
Il décide alors de fonder sa propre société de production de films : Les Auteurs Associés (22 juillet 1933).
Leur distribution revient à une autre société qu'il crée : Films Marcel Pagnol.
Il adjoint à ces deux sociétés une revue, Les Cahiers du Sud, destinée à promouvoir et développer ses idées sur le cinéma.

Locaux situés rue Jean Mermoz - quartier du Prado - Marseille.
Dans la foulée, il achète en territoire d'Aubagne, dans les collines du massif du Garlaban, vingt-cinq hectares de garrigues et de collines en vue d'y édifier sa " Cité du Cinéma ".
Cet ensemble comprend notamment une partie des barres du Saint-Esprit et le vallon de Marcellin.

L'Agonie des Aigles (1933)
(Durée : 1h53min)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol, d'après la pièce de Georges Courteline
Réalisation : Roger Richebé
Distribution (interprêtes principaux) : Pierre Renoir, Jean Debucourt, Annie Ducaux...

Le Gendre de Monsieur Poirier et Jofroi de la Maussan (1933)

"  En 1933, pour se faire la main, Marcel Pagnol réalise lui-même son premier film sur un scénario tiré de la pièce d'Émile Augier et J. Sandeau :
Le Gendre de Monsieur Poirier
, dont il se contente de revoir les dialogues.
Le film s'avérant un peu court, il faut le compléter par un court-métrage. Il n'a rien de prêt, mais il vient de lire, dans un très beau livre de Jean Giono : Solitude de la Pitié, une histoire qui l'a séduit. C'est celle de Jofroi de la Maussan.
Il décide de la tourner. "

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 84.)
Pour tourner ces deux histoires, il s'installe hors des studios, dans le village de La Treille, et va tout simplement révolutionner le cinéma de l'époque, très statique. Il devient en fait le précurseur du néo-réalisme italien, comme l'a dit Rossellini.
Distribution (interprêtes principaux) : Léon Bernard, Annie Ducaux, Jean Debucourt...

Jofroi  (1933)
(Durée : 52min)

                                                                                  C'est un petit chef-d'œuvre auquel le public procure un accueil chaleureux.
Au début, il était couplé avec Le Gendre de Monsieur Poirier, puis avec Le Million de René Clair.
Distribution :
Jofroi : Vincent Scotto - Barbe, son épouse : Annie Toinon - Fonse Durbec : Henri Poupon - Marie, son épouse : Odette Roger -
l'instituteur : André Robert - le curé : José Tyrand - Antoine : Charles Blavette - le notaire : Henry Darbey.
Musique de Vincent Scotto.  
Thème :
L'histoire racontée par Jean Giono dans Un de Baumugnes se déroule dans la région de Manosque.
Marcel Pagnol a transposé ce récit dans le village de La Treille, proche de Marseille.
C'est un drame, celui de la vieillesse d'un paysan, du dépérissement de ses plantations d'arbres qui ont fait toute sa vie et dont il est obligé de se séparer. Cela le conduira au suicide.
N.B. : Marcel Pagnol avait acheté à Jean Giono les droits de tournage de Jofroi de la Maussan. Mais celui-ci n'étant pas satisfait de l'interprétation cinématographique de son œuvre littéraire, il s'ensuivra un certain froid entre Marcel Pagnol et Jean Giono.
Marcel Pagnol avait aussi acheté en 1932, à Jean Giono, les droits de tournage pour plusieurs romans de ce dernier :
Regain
, Colline, Le Serpent des Étoiles, Un de Baumugnes (qui deviendra Angèle),
Jean le Bleu
(dont un épisode lui inspirera La Femme du Boulanger). 

Marcel Pagnol a dès lors regroupé autour de lui une troupe de comédiens qui participeront au tournage de ses films.

L'Article 330 (février 1934)
(Durée : 40 min)

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol, d'après " L'Article 330 " (1900) de Georges Courteline
Durée : 40 min
Réalisation : Marcel Pagnol
Production
: Les Auteurs Associés

Distribution 
: Jean-Philippe La Brige (rôle principal) : Robert Le Vigan ; le président du tribunal : Jean d'Yd ; le substitut : Henry Darbrey ; l'huissier : André Robert.
Thème :
La Brige, un homme se présentant comme un parfait honnète homme, est jugé dans une salle d'audience d'un palais de justice pour avoir montré son postérieur devant 13867 personnes. Ceci est traité avec verve, drôlerie, humour ; mais aussi avec une bonne dose de causticité envers le système judiciaire.

Angèle (1934)
(Durée : 2h14min)


Angèle
est tourné en 1934 au village de La Treille et dans les décors naturels des barres du Saint-Esprit (massif du Garlaban).
Pour les besoins du tournage, Marcel Pagnol demande à Marius Brouquier, son ami d'enfance devenu maître maçon, originaire de La Treille et habitant toujours ce village, de restaurer une vieille ferme désaffectée située au pied des barres du Saint-Esprit, près du vallon de Marcellin. Pour les besoins du tournage, un trou sera percé dans le mur nord de la ferme, la ferme d'Angèle, afin de pouvoir placer une caméra permettant de filmer les scènes à l'intérieur. N.B. : La ferme délabrée et le trou sont toujours visibles.
                                                               Première publique à Marseille : salle de l'Odéon, le 16 septembre 1934.
                                                                           Première à Paris : cinéma Bonaparte, le 30 octobre 1934.
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol, d'après Jean Giono
Réalisation : 
Marcel Pagnol
Distribution
:
Clarius Barbaroux
: Henri Poupon - Philomène, son épouse : Annie Toinon - Angèle, leur fille : Orane Demazis -
Saturnin
: Fernandel - Amédée : Édouard Delmont - Albin : Jean Servais - Louis : Andrex - Tonin, le rémouleur : Charles Blavette -
Florence
: Blanche Poupon - le tatoué : Fernand Flament - Darcelys.
Thème et résumé :
Marcel Pagnol veut mettre en évidence l'antinomie entre la campagne, symbole de pureté, comme Virgile, l'un de ses maîtres à penser, 
dans Les Bucoliques, et la ville, lieu de corruption.
Angèle vit avec ses parents, Clarius Barbaroux et Philomène, dans une ferme provençale, isolée au fond d'un vallon. Un jour, elle se laisse séduire par Louis, un mauvais garçon de passage qui l'entraîne à Marseille, la grande ville.
Saturnin, le brave et dévoué valet de ferme, ému par le désespoir de ses parents, part à sa recherche. Il la retrouve, avec le bébé qu'elle a eu, dans une modeste chambre d'un garni tenu par une matrone. Il la ramène à la ferme où le père Barbaroux accepte de les recueillir à condition de les cacher afin que personne ne soit au courant du déshonneur de la famille.
Finalement, Albin, un garçon de la campagne qui aimait Angèle en secret, accepte de l'épouser.
N.B. :
- Ce film a eu un grand succès et une influence considérable sur le néo-réalisme italien comme l'a reconnu Vittorio de Sica.
- Il a eu le mérite de révéler au public le grand comédien Fernandel, qui s'était cantonné jusque-là dans un régistre comique. 

Mis en confiance par les succès de Marius, Fanny, Jofroi et Angèle, inspirés d'œuvres connues, Marcel Pagnol s'estime en mesure de réaliser des scénarios originaux directement écrits pour l'écran. Il se lance avec Merlusse dont il avait déjà abordé le sujet dans un essai intitulé L'infâme Truc, publié en 1928 dans la revue Jazz.
Ce court métrage fut l'objet de deux tournages, le second en septembre 1935, car Marcel Pagnol n'était pas satisfait du premier.

Tartarin de Tarascon (1934)

Tartarin de Tarascon (1934), film de Raymond Bernard avec Raimu et Fernand Charpin, scénario et dialogues de Marcel Pagnol.

(Cf. site : Marcel Pagnol en Provence ; page : Tarascon - Tartarin de Tarascon - la Tarasque.)

Le Premier Amour (1934)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Marcel Pagnol comptait tourner ce film dans les collines du Garlaban, du côté de la baume Sourne. Pour des raisons, en particulier techniques, car il fallait construire une piste pour transporter le matériel, ce projet n'a pu être réalisé.

Merlusse (1935)
 La première a eu lieu au cinéma Marivaux, à Paris, en décembre 1935.
(Durée : 1h5min).

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation
: Marcel Pagnol
DIstribution :
Blanchard, dit Merlusse : Henri Poupon - le proviseur : André Pollack - le censeur : Thomeray - le surveillant : André Robert - l'appariteur : Rellys -
le concierge
:  A. Rossi, ainsi qu'une dizaine d'autres comédiennes et une trentaine d'enfants. 
Thème et résumé :
Merlusse
est un conte de Noël.
L'action du film se déroule en 1913, au lycée Thiers, à Marseille. C'est la sortie des élèves, un soir d'hiver, la veille de Noël. Une quinzaine d'enfants resteront à l'internat du lycée car personne ne doit venir les chercher.
Leur surveillant-répétiteur, Blanchard, est laid et très sévère. Il a la réputation de terroriser les élèves, qui le surnomment Merlusse car " il sent mauvais ".
Or, celui-ci va se transformer, en cette nuit de fête, en véritable père Noël pour tous ces enfants, qui à leur tour auront à cœur de le remercier. 

Cigalon (1935)
Couplé avec Merlusse, le film Cigalon est sorti en même temps que Merlusse, à Paris.
(Durée : 1h10min).

Ce film n'a pas eu de succès.
Il  a été tourné dans le village de La Treille, en particulier sur la terrasse du restaurant Le Cigalon qui existe toujours et continue d'accueillir ses clients sur cette terrasse à partir de laquelle la vue est encore très belle vers Marseille, sur la vallée.

" Comme Merlusse, Cigalon a fait l'objet d'un deuxième tournage. Malgré l'excellence de ses interprètes, Pagnol avait cru constater quelques erreurs de distribution. Celui qui tira le mieux son épingle du jeu, ce fut Henri Poupon. Il jouait le restaurateur dans la première version, et le Comte (le client) dans la deuxième avec une extraordinaire maîtrise, en grand seigneur. "
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 103.)   
   

Scénario et dialogues : 
Marcel pagnol
Réalisation :
Marcel Pagnol
Distribution
:
Cigalon :Antoine Arnaudy - le Comte : Henri Poupon - Madame Toffi, la restauratrice : Madame Chabert - Sidonie, la cuisinière : Alida Rouffe...
Thème et résumé
:
Cigalon est une fable sur la vanité humaine et ses faiblesses.
Cigalon est un curieux restaurateur. Il ne juge pas ses clients dignes de ses talents culinaires. Alors, il leur met l'eau à la bouche avec des recettes qu'il détaille à merveille, puis, en guise de mets, il leur offre l'admirable paysage que l'on découvre depuis la terrasse de son établissement situé à La Treille. C'est bien , mais pas suffisant pour satisfaire sa clientèle.
Voilà qu'un jour, il est mis au défi par une concurrente qui a ouvert une auberge près de la sienne. Il décide alors de montrer tout son art culinaire en servant royalement un client d'une extrême élégance, et qui se fait passer pour un Comte. Il se trouve que celui-ci est un aigrefin, qui ne veut pas payer l'addition à la fin du repas, car il projette de se faire mettre en prison afin d'échapper à des truands.
Finalement, Cigalon pourra le faire partir, mais en lui payant le taxi. Quelque temps plus tard, Cigalon épousera sa rivale.

Topaze (2ème version) (1936)
(Durée : 1h58min)

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation : Marcel Pagnol
Distribution (interprêtes principaux : Raimu, Pierre Fresnay, Orane Demazis...

César (1936)
(Durée : 2h12min)

Écrit directement pour le cinéma, César n'a été porté à la scène qu'en 1946.
La première projection publique a eu lieu à la mi-novembre 1936, à Paris, dans une nouvelle salle de cinéma des Champs Élysées dénommée Le César. Durée initiale : 2h40 min.
                                                                                                                Ce fut un grand succès.
Scénario et dialogues :
Marcel Pagnol
Réalisation :
Marcel Pagnol
Distribution
:
Presque la même que pour les deux volets précédents de la Trilogie (Marius et Fanny).
César : Raimu - Marius : Pierre Fresnay - Panisse : Fernand Charpin - Fanny : Orane Demazis -  Césariot : André Fouché -
Honorine : Alida Rouffe - tante Claudine : Milly Mathis - Monsieur Brun : Robert Vattier - Escartefigue : Paul Dullac -
le chauffeur
: Maupi - le  docteur : Édouard Delmont.
Et aussi : Doumel, Thommeray, Jean Castan, Robert Bassac, Rellys, Charblay, Odette Roger.
Thème et résumé
:
Vingt ans se sont écoulés depuis le mariage de Panisse et Fanny. Celui-ci est mourant. Césariot a été rappelé en hâte de Paris où il est élève de Polytechnique. Avant de s'éteindre, Panisse le charge de veiller sur sa mère et de ne pas s'opposer, éventuellement, à ce qu'un jour elle se remarie. Auparavant, il avait également confié une lettre à son ami Elzéar, le curé, avec mission de la remettre à Fanny après sa mort. Après l'enterrement de Panisse, Fanny, obéissant aux dernières volontés de Panisse, apprend à son fils que Panisse n'était pas son vrai père, et lui avoue que c'était Marius.
Dès lors, Césariot n'a qu'une idée en tête : faire la connaissance de Marius. Sous prétexte d'aller passer quelques jours chez un ami, il se rend à Toulon où Marius tient un garage. Malheureusement, ce dernier a comme associé un individu vantard et louche qui lui fourni des renseignements peu honorables sur Marius. En dépit de la sympathie qu'il a senti naître pour Marius, Césariot est amené à mettre sa mère en garde contre lui.
Finalement, Marius viendra s'expliquer lui-même auprès de Césariot et Fanny. Lorsque le film s'achève, nous devinons que l'amour que n'ont cessé d'éprouver l'un pour l'autre le fils de César et la petite vendeuse de coquillages va prendre un nouveau départ.

Regain (1937)
La première publique de Regain a eu lieu à Paris, au cinéma Marignan, fin octobre 1937
(Durée : 2h30min) 


" Avec Regain, tourné de fin 1936 à début 1937, Marcel Pagnol revient pour la troisième fois à la même source d'inspiration qui lui a si bien réussi pour Jofroi et Angèle : Jean Giono, l'écrivain de Manosque, dont les récits se déroulent dans l'âpre décor des Alpes-de-Haute-Provence - et que Marcel Pagnol va transposer dans un paysage plus aimable : celui du massif d'Éoures, à mi-chemin entre Aubagne et Marseille, où il a déjà tourné Angèle.  "
 
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 115.)

Pour les besoins du tournage, Marcel Pagnol va demander à Marius Brouquier, son ami d'enfance originaire de La Treille et maçon de son état, de construire un village en dur, le village d'Aubignane sur les barres du Saint-Esprit.
Marius Brouquier, prenant son travail à cœur, fera du solide. À l'époque, des aviateurs s'étaient étonnés de voir au sommet des barres, un village avec son église, non répertorié sur leur carte. Aujourd'hui encore, on peut aller contempler sur les lieux, les restes de la maison de Panturle accrochée sur la montée des barres et le porche d'entrée du village d'Aubignane.

Distribution
:
Panturle : Gabriel Gabrio - Arsule : Orane Demazis - la Mamèche : Marguerite Moreno - Gédémus, le rémouleur : Fernandel - l'amoureux : Henri Poupon - le brigadier : Robert le Vigan - Alphonsine, son épouse : Odette Roger - la Belline : Milly Mathis -
le père Gaubert, le vieux forgeron : Édouard Delmont - Jasmin, son fils : Charles Blavette - M. Astruc, le courtier en blé : Paul Dullac
- le garde-champêtre : Louisard - le boucher : Charblay - la Martine : Mme Chabert - Jérémie : Jean Castan - le percepteur : Robert Bassac.
Origine :
L'arrière-pays provençal est le cadre de Regain, roman de Jean Giono.
Regain est le dernier ouvrage d'une trilogie, la Trilogie de Pan : Colline (1929), Un de Baumugne (1929), Regain (1930). 
Jean Giono écrit ensuite le scénario du film réalisé et produit par Marcel Pagnol en 1937.
Regain est une histoire à part dans l'œuvre de Jean Giono, car elle finit bien.
Thème :
Deux thèmes portent ce récit : la terre n'est pas un don, mais un monstre qui dévore l'homme et la femme, qui, comme la terre, est l'objet de son désir.
L'univers désespéré de Jean Giono est toujours latent, mais il reste de l'espoir avec ce regain ( le blé qui repousse après la première fauchaison ).
Le choix de ce roman par Marcel Pagnol n'est donc pas étonnant car le dénouement est plus proche de l'univers parfois dramatique, mais teinté d'humour et vivant, de Marcel Pagnol.
Résumé :
L'histoire commence alors que trois habitants seulement restent accrochés à Aubignane, village moribond : le père Gaubert, le vieux forgeron qui s'apprête à le quitter, non sans regrets, la Mamèche, vieille piémontaise qui n'aspire qu'à rejoindre son mari, jadis englouti au fond du puits qu'il creusait, et son jeune garçon empoisonné par la suite par de mauvaises herbes. Mais auparavant, elle veut amener une femme à l'homme encore jeune et puissant, Panturle, décidé à y rester.
Elle y parviendra en déroutant vers Aubignane un pitoyable rémouleur, Gédémus, et son infortunée compagne de route, Arsule.
Panturle s'éprend d'Arsule, et tous deux, en unissant leurs efforts, vont permettre la renaissance du village car un enfant va bientôt naître.

Le Schpountz (1937)
  La première publique du Schpountz a eu lieu à Paris, dans la salle de cinéma l'Olympia, en avril 1938 (durée : 2h40 min)..
        L'accueil de la presse et du public fut réservé à l'époque, ce qui n'est plus le cas maintenant car il est devenu un film culte.


" Le point de départ du Schpountz est une histoire vraie.
« Nous avons connu un tel personnage pendant la réalisation d'Angèle, devait confier Marcel Pagnol aux Cahiers du Cinéma, en décembre 1965.
C'était un pauvre garçon qui était monté pour nous voir tourner. Les machinistes l'avaient persuadé qu'il était Charles Boyer. Ils lui avaient même signé un contrat. Et, un jour, nous avions vu arriver ce pauvre bougre au Studio de Billancourt. On a vite fait venir le concierge pour le réexpédier chez lui, billet en main.
- Mais le mot Schpountz ?
- C'est un mot russe. Willy, l'opérateur, qui était d'origine slave, disait toujours lorsqu'il le voyait arriver : - Tiens, voilà encore le Schpountz. »
Mettons que c'est l'équivalent de « fada » ou « jobastre » en langage méridional.
Le Schpountz a été réalisé, à quelques jours près, en même temps qu Regain, ce qui, aux yeux de leur réalisateur, ne semble pas relever de l'exploit. "
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 122.)


Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation : Marcel Pagnol
Distribution :
Irénée Fabre : Fernandel - Fabre, son oncle l'épicier : Fernand Charpin - Clarisse, sa tante : Odette Roger -
Françoise, la script : Orane Demazis - le barman : Maupi - Meyerboom, le producteur : Léon Belières -
Casimir Fabre, le frère d'Irénée
: Jean Castan - Astruc, le chef opérateur : Robert Vattier - le metteur en scène : Enrico Glori -
Galubert, le grand acteur
: Henri Poupon - Mme Fenuze : Alida Rouffe - Charlet, le cantinier : Louisard - Dromart : Robert Bassac -
Martelette
:Charles Blavette - l'avoué : André Pollack - le pape : José Tyrand - le portier des studios : Charblay -
l'accessoiriste
: Borel Nick : Champetier - Lucien : Foster - le Chef de plateau : Berreta - le cantinier : Weber -
Rita Camélia
: Alice Robert - Mme Fenuze : Alida Rouffe. 
Thème et résumé :
- Le Schoupntz est une satire des milieux du cinéma et de l'ambiance qui régnait à l'époque dans les studios.
- Dans le petit village d'Éoures situé entre Aubagne et Marseille, Fabre tient l'unique épicerie, le seul commerce du village. Au départ de son frère pour l'Amérique, il a recueilli ses deux neveux. L'un d'eux, Irénée Fabre, est allergique à l'épicerie, mais rêve de faire du cinéma et de devenir un grand acteur.
Sa chance se présente sous la forme d'une équipe de cinéastes venant tourner un film dans les environs. Ils s'aperçoivent rapidement de la naïveté d'Irénée et le font "marcher" en lui signant un mirifique contrat qu'il prend au sérieux, alors que ce n'était qu'une "blague" de potache.
Il part alors pour Paris, où, avec la complicité de quelques membres de la troupe qui veulent se racheter, il décroche un contrat d'accessoiriste, puis devient la vedette comique d'un grand film. Ce qui sera le début d'une belle carrière. Il épouse alors Françoise, la script, et le retour au village est triomphal. 
Citation :  
Dans la première partie se situe la fameuse scène des anchois des tropiques.
Irénée (à son frère) :
" Tu savais très bien que ces anchois, si tu ne les avais pas vendus, c'est nous qui les aurions mangés. Oui, ici, sur cette table, les anchois des Tropiques, nous les aurions vus tous les jours. Jusqu'à la fin du baril, ou jusqu'aux obsèques tropicales de la famille. " 
N.B. : L'épicerie d'Éoures existe toujours. Mais elle est devenue Tabac-Alimentation et sa devanture a changé.

       La Femme du Boulanger (1938)
 La première publique de La Femme du Boulanger eut lieu à Paris, salle Marivaux, en septembre 1938 (durée : 2h5min).
Ce fut un triomphe.

 Le film a notamment tenu l'affiche, à la suite de sa sortie, dans la même salle de New-York, durant plusieurs années.


" Marcel Pagnol, cette fois encore, s'est inspiré de Giono. Un chapitre de Jean le Bleu qui lui était tombé sous les yeux en feuilletant la
Nouvelle Revue Française
dans un train qui le ramenait de Belgique.
Giono y décrit ainsi le boulanger : « C'était un petit homme grêle et roux. Il avait gardé le feu au four devant lui à hauteur de sa poitrine et il s'était tordu comme du bois vert... » et voici le portrait qu'il trace de sa compagne : « Elle était lisse et toujours bien frottée, avec des cheveux si noirs qu'ils faisaient un trou dans le ciel derrière sa tête... Dès qu'elle entendait les pas d'un homme, elle mouillait ses lèvres de sa langue, elle les laissait un peu au repos pour qu'elles soient bien gonflées, rouges, luisantes, et, dès que l'homme passait devant elle, elle levait les yeux... »
C'était exactement les portraits de Maupi et de Ginette Leclerc. Mais après avoir fait lire le scénario à Maupi, celui-ci, effrayé par l'importance du rôle, se récusa : - Non, non, ce n'est pas un rôle pour moi. Il n'y a que Jules pour le jouer...
C'était bien le sentiment de Pagnol, seulement voilà : il était en froid avec Raimu. Alors, renonçant à mettre dans la bouche d'une vamp américaine (Joan Crawford) les cent quatre vingts mots auxquels il avait réduit à cet effet le rôle de la Boulangère, il l'offrit à
Ginette Leclerc et la chargea, si elle ne voulait pas avoir Poupon comme partenaire, d'ouvrir les pourparlers avec Raimu acvec qui elle avait tourné dans Minuit, Place Pigalle... "  

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 130-132.)

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation :
Marcel Pagnol
Distribution
:
Aimable, le boulanger : Raimu - Aurélie, a boulangère : Ginette Leclerc - Dominique, le berger : Charles Moulin -
le marquis
: Fernand Charpin - le curé : Robert Vattier - Céleste, sa bonne : Alida Rouffe - l'instituteur : Robert Bassac -
Maillefer
: Édouard Delmont - Antonin (Tonin) : Charles Blavette - Miette, son épouse : Odette Roger - le boucher : Charblay -
Casimir, le buraliste
: Paul Dullac - Barnabé : Maupi - Pétugue : Maffre - Esprit, un berger : Jean Castan - Angèle : Maximilienne Max - le boucher : Charblay - Barthélemy : Michel - des messagers : Marius Roux, José Tyrand - le papet : Gustave Merle.

Thème et résumé
:
La Femme du Boulanger développe le thème  universel de l'affection et du désir entre l'homme et la femme.
L'action se passe dans un petit village de Provence où les habitants entretiennent depuis toujours des rancunes mesquines et stupides.
C'est dans ce village que vient s'installer Aimable, le nouveau boulager. Son pain est excellent et il conquiert rapidement la reconnaissance de tous les villageois. Mais, si Aimable est un brave homme, âgé, sa femme est jeune et très belle. Le drame survient lorsque Dominique, le berger, enlève Aurélie, la boulangère.
À partir de ce moment, Aimable sombre dans la boisson et refuse de faire le pain. Les rancunes sont alors oubliées et tout le village se mobilise pour retrouver la boulangère. Même l'instituteur et le curé font la paix pour la bonne cause.
Ils la retrouvent heureusement et la ramènent, repentante, vers son vieux mari qui n'ose lui faire des reproches. Dès lors, le pain sera de nouveau pétri chaque jour et les tensions retomberont dans un village redevenu paisible.
N.B. : Les extérieurs ont été tournés au Castellet, petit village provençal situé dans le Var, dans l'arrière pays de Bandol (station balnéaire).

Monsieur Brotonneau (1939)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d'après Flers et Caillavet
Réalisation
: Alexandre Esway
Distribution (interprêtes principaux)
: Raimu, Marguerite Pierry, Josette Day...

La Fille du Puisatier (1940)
(Durée : 2h40min)


" L'action se déroule entre février et août 1940 ; elle coïncide exactement avec les événements de l'époque. On y entend même, au cours d'une scène jouée par Tramel (le garçon de café), deux coups sourds qui ne sont nullement des coups de tonnerre, mais bien d'authentiques coups de canon... "

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 137.)

Conditions et contexte du tournage :
" Nous commençâmes à tourner le 10 mai 1940. Date terrible, date marquée par le destin pour la défaite de notre armée. Nous étions réunis sur le plateau. Willy réglait les premiers éclairages. Nous discutions fort gravement à propos d'un mot, d'une virgule, ou d'une intonation.
Cependant, à quelques centaines de kilomètres, s'engageait la mortelle bataille dont le résultat devait être pour nous un esclavage de plus de quatre années... "

(Pagnol Inédit -  INÉDITS réunis par Jacqueline et Frédéric Pagnol - Texte : La Fille du Puisatier - Vertiges du Nord/Carrère - pages 63-64.)
Marcel Pagnol relate dans ce texte les conditions difficiles de tournage, pendant que, de temps en temps Marseille était bombardée.

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation : Marcel Pagnol
Distribution
:
Pascal Amoretti, le puisatier : Raimu - Patricia, sa fille aînée : Josette Day - Félipe : Fernandel - Monsieur Mazel : Charpin - Madame Mazel : Line Noro - Jacques, leur fils aviateur : Georges Grey - le garçon de café : Tramel - le commis : Maupi
- le teinturier : Charles Blavette - le colonel aviateur : Lucien Callaman - le capitaine aviateur : Jean Euzé
- la petite Roberte : Roberte Arnaud - les filles du puisatier (Patricia a cinq sœurs) : Nathalie : Milly Mathis
- Amanda : Claire Oddera - Éléonore : Raymonde - Marie : Rosette - Isabelle : Liliane.

Thème et résumé
:
Le thème de La Fille du puisatier est très simple : un mélodrame, une histoire d'amour qui finit bien, avec ses rebondissements.
Pascal Amoretti est puisatier de son état et père de six filles. L'aînée, Patricia, jeune fille de dix huit ans, l'aide à élever ses cinq sœurs car la maman est morte. Un jour, elle fait la connaissance de Jacques, un bel aviateur. Ils tombent amoureux et elle se donne à lui. Alors qu'ils doivent se retrouver le lendemain, le jeune homme est brusquement envoyé en mission et ne peut venir au rendez-vous. Des mois passent, Patricia est enceinte.
Elle en fait l'aveu à son père qui se rend chez les parents du jeune homme ; de riches commerçants de la ville. Mais il est éconduit.
Le bébé naît. Des mois passent encore et l'on apprend le décès de l'aviateur. Ses parents se rapprochent alors du puisatier et de Patricia, autour du berceau de l'enfant. Brusquement, c'est le miracle ! Jacques revient sain et sauf ; il revient de Suisse où il était retenu après son parachutage et cela se termine par un beau mariage.
N.B. : L'action se déroule à Salon-de-Provence, mais la plupart des séquences ont été tournées dans la région d'Aubagne.
Certaines scènes sont directement tirées de l'actualité du moment :
" On y voit des recrues partir sans enthousiasme pour le front et on y suit la fameuse séquence du discours du maréchal Pétain écouté par deux familles éplorées réunies autour du Poste de T.S.F. ... L'effet produit sur les spectateurs de l'époque ne fut, paraît-il, guère du goût de l'occupant.... Ce qui lui (Marcel Pagnol) valu même d'être menacé par les services de la censure allemande... " 
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 137.)

 La Prière aux Étoiles (film inachevé) (1941)


" Marcel Pagnol, accompagné de Josette Day, était venu mettre son scénario au point et se reposer en Principauté de Monaco. En fait, durant tout le séjour, il s'était fait réveiller à cinq heures du matin pour écrire. Pour une fois, le découpage était complètement terminé lorsque Pagnol commença le tournage du film, fin août 1941, en « zone libre ». L'action se déroulant tantôt dans la capitale et tantôt sur les bords de la Méditerranée, l'interprétation comprenait l'indispensable environnement provençal, et plusieurs comédiens parisiens au premier rang desquels Pierre Blanchard. "
" La pellicule employée, de très mauvaise qualité, donna des bobines improjetables, ce qui entraîna des retards de tournage. Ces derniers, ajoutés aux tracasseries censurières inévitables, eurent raison de la patience relative de Pagnol.
Il abandonna la partie en juin 1942, n'hésitant pas à détruire tous les négatifs de ce film pour lequel il avait fait un investissement personnel considérable. On a dit également qu'il n'était pas satisfait de l'interprétation.
Heureusement, il reste le scénario qui a été publié intégralement en 1970-1971. "
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 143.)

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation
: Marcel Pagnol
Distribution :

Pierre : Pierre Blanchard - Florence : Josette Day - Frédéric, son frère : Julien Carette - Madame Richaud, leur mère : Pauline Carton -
Dominique
: Jean Sevrier - Albert : Alerme - Évariste, le patron de l'Hôtel des Calanques : Fernand Charpin -
la bonne de l'hôtel
: Milly Mathis - le syndic : Mouriès - Pétugue : Jean Castan - Mademoiselle Reverdy : Line Noro -
la voyante
: Marguerite Moreno - Et aussi : Jean Toumout, Jane Marken.

Thème
:
" C'est une histoire d'amour aux allures de conte de fées. Dans Marius, Marcel Pagnol avait mis toute la part de rêve, tout le désir d'évasion qu'il portait en lui-même. Dans La Prière aux Étoiles, il va beaucoup plus loin : cette symphonie inachevée comporte indubitablement une grande part d'autobiographie. Le personnage principal est, comme lui, un auteur (de chansons) à succès adulé par les femmes. "

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 147.)

Arlette et l'Amour (1943)
Scénario et dialogues : Félix Gandéra d'après sa pièce
Réalisation :
Robert Vernay supervisé par Marcel Pagnol
Distribution (interprêtes principaux)
: André Luguet, Josette Day, Andrée de Chauveron...

Naïs (1945)
Première publique à Paris, au Gaumont-Palace, en novembre 1945 (durée : 2h07 min).

Scénario et dialogues :
Pour ce film, Marcel Pagnol s'est inspiré d'une nouvelle écrite par Émile Zola à la suite d'un séjour à l'Estaque (quartier littoral ouest de Marseille) de mai à novembre 1877.
Réalisation
: Raymond Leboursier supervisé par Marcel Pagnol

Distribution
:
Toine : Fernandel - le père Micoulin : Henri Poupon - Naïs, sa fille : Jacqueline Bouvier - Maître Rostaing : Arius
- Madame Rostaing : Germaine Kerjean - Frédéric, leur fils : Raymond Pellegrin - Bernier, l'ingénieur : Charles Blavette.
Résumé :
Les Rastaing sont de riches bourgeois d'Aix-en-Provence, et leur fils Frédéric, étudiant, mène une vie dissolue. Le père Micoulin tient leur maison de campagne située à l'Estaque, assisté par Naïs, sa fille.
Naïs et Frédéric se connaissent depuis leur plus tendre enfance, mais Naïs est maintenant devenue une belle jeune fille. Au cours d'un séjour de vacances à l'Estaque, Frédéric la séduit.
Le père Micoulin devient alors fou de colère, et essaie même d'assassiner Frédéric. Les vacances terminées, Frédéric et ses parents retourneront à Aix-en- Provence.
Ils apprennent plus tard que Naïs, qui attend un enfant, a accepté de se marier avec Toine, le bossu, qui l'aimait en silence et lui était totalement dévoué.
N.B. : Les extérieurs de ce film ont été tournés à Cassis.

La Belle Meunière (1948)
Première pubique à Paris, salle de la Madeleine, en novembre 1948 (durée : 2h).


" Le film que Marcel Pagnol va tourner en juillet-septembre 1948, à La Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes), est le résultat d'un amour de jeunesse. C'est parce-qu'il avait entendu longuement chaque jour « sur un piano bourgeois et sentimental, mais d'une sincérité profonde et d'un romantisme délicat », les lieder de Franz Schubert, mort à trente et un ans, qu'il s'était promis de les mettre en scène. "

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 171.)

Scénario et dialogues
: Marcel Pagnol
Réalisation
: Marcel Pagnol
Distribution
:
Franz Schubert : Tino Rossi - Brigitte : Jacqueline Pagnol - son père, le meunier : Raoul Marco - le comte Christian : Raphaël Patorni
- la favorite : Lilia Vetti - sa tante : Thérèse Dorny - la baronne : Emma Lyonnel - la lavandière : Suzanne Desprées - et aussi : Alexandre Fabri, Hamilton, René Mauprey, Pierrette Rossi, Jean Deschamps, Louis Lyons, Amato Hemme, Édouard Hemme.

Thème
:
Le scénario et les dialogues de La Belle Meunière racontent une histoire d'amour pleine de fraîcheur qui n'est pas exempte d'une dose de satire sociale et qui prend sur la fin la tournure d'un conte philosophique.
Résumé
:
L'action de La Belle Meunière débute à Vienne, en 1823, où le jeune Franz Schubert, déçu par l'amour et l'accueil assez froid réservé à sa musique, décide de quitter la ville et de partir, en redescendant un ruisseau de montagne, de sa source jusqu'à la plaine.
En cours de route, il découvre un moulin habité par un jovial meunier et sa fille, Brigitte, une belle jeune fille de vingt ans.
Les jeunes gens ne tardent pas à s'aimer, et cet amour naissant est une source d'inspiration pour Franz. Il compose alors plusieurs œuvres musicales,
des lieder, qui feront plus tard sa gloire :
Voyages, Merci au Ruisseau, Les Fleurs du Meunier, Le Salut du Matin...
Mais voici que Christian, le comte du lieu, passe par là au cours d'une chasse. Séduit par la beauté et la vivacité de la jeune fille, il l'invite à ouvrir le bal qui va être bientôt donné dans son château. Franz dirigera l'orchestre.
Ce bal marque la fin de l'idylle entre Franz et Brigitte qui, étourdie par toute cette magnificence, accepte de devenir la dame de compagnie de la comtesse douairière, et sera sans doute la prochaine favorite du comte.
Ce dénouement inspire alors à Franz Schubert d'autres lieder sur le thème de la séparation : Fleurs Fanées, Cœur Fidèle... 

N.B.
: Le film a été tourné à La Colle-sur-Loup, en particulier au moulin.

Topaze (3ème version) (1951)
(Durée : 1h37min)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation
: Marcel Pagnol
Distribution (interprêtes principaux)
: Fernandel, Marcel Vallée, Jacqueline Pagnol...

  Manon des Sources (1952)
       Première publique à Nice, en décembre 1952. Sortie parisienne en janvier 1953 (durée : 4h ; version réduite à 3h10 min).

Un chef d'œuvre universel, un triomphe !


Scénario
: Marcel Pagnol
Réalisation
: Marcel Pagnol

Thème :
Dans le microcosme d'un petit village de Provence se déroule un drame ; celui de la bataille pour l'eau ; eau source de la vie.
Drame universel et si actuel.


Lieux de tournage : Manon des Sources et sa suite Ugolin ont été tournés à La Treille et dans les collines du massif du Garlaban si chères à Marcel Pagnol. 
Dans L'Eau des Collines (roman en deux tomes : Jean de Florette et Manon des Sources) publié en 1986, le village s'appelle "Les Bastides Blanches"


Distribution
des personnages de cette grande fresque réalisée par Marcel Pagnol :
Manon
: Jacqueline Pagnol
" Elle a vingt ans. C'est une bergère des collines, assez sauvage, mais qui n'a pas l'allure d'une paysanne. Elle a été élevée dans une ferme isolée, par son père, Jean de Florette (le Bossu)  (Jean Cadoret, de son nom de famille) et sa mère Aimée, qui étaient des gens de la ville  venus à la campagne. "
Bernard Olivier, l'instituteur
: Raymond Pellegrin
" Il a vingt-trois ou vingt-quatre ans. Il est assez moderne d'allure, spirituel et volontiers sarcastique. Lorsqu'il parle aux paysans, il lance souvent des plaisanteries qu'il est seul à comprendre, et il y prend plaisir. "
Ugolin
(Ugolin Soubeyran) : Rellys
" C'est un vrai paysan du pays âgé de quarante-deux ans. Pas très grand, roux, il cligne des yeux (en provençal, il " parpelège ") quand il est ému. "
Le Papet  (César Soubeyran) : Henri Poupon
" C'est le vieillard de la commune. Il est grincheux, parfois satirique. Il marche avec une canne et regarde sans cesse de tous côtés. "
Monsieur Belloiseau
: Robert Vattier
" C'est un clerc de notaire à la retraite. Il est charmant, mais a moitié sourd. Il a la soixantaine, mais très soigné de sa personne. Il parle volontiers avec une certaine élégance." Philoxène, le maire du village et cafetier : Fernand Sardou (le père du chanteur Michel Sardou)
" Il a quarante-cinq ans. Il est grand et fort, calme, mais hausse parfois le ton. Il tient le bistro au centre du village. On l'a élu maire parce qu'il a le téléphone. "
Pamphile, le menuisier
: Charles Blavette
" C'est le menuisier ; trente-deux ans et beau garçon. "
Le curé
: Henri Vilbert
" Il est jeune, frais, plutôt gras. Il aime discuter avec l'instituteur, mais leurs opinions divergent toujours. "

Anglade : Édouard Delmont

" Il a quarante-cinq ans, le cou maigre, la moustache tombante, de beaux yeux et des cheveux frisés qui grisonnent. " 
Baptistine, la vieille Piémontaise
: Marcelle Géniat
" C'est la vieille Piémontaise toute vêtue de noir, arrivée au village voici trente-cinq ans. Elle ne parle pas français, elle n'a jamais su parler l'italien, et elle a oublié le piémontais.
Elle a appris un peu le provençal. "

Claudius, le boucher
: Arius
" C'est le boucher, quarante ans. Il est très heureux de vivre. "
Amélie, la femme de Pamphile
: Milly Mathis
" C'est la femme du menuisier. Elle est forte et fraîche. Elle a trente ans. "

Ange, le fontainier : Edmond Ardisson
Aricie, la femme de Cabridan : Jenny Hélia
Cabridan
: Jean-Marie Bon
Nathalie, la mère de Polyte 
: Marguerite Chabert
" Une commère, trapue, l'œil mauvais, ayant toujours les poings sur les hanches. "
La femme d'Ange
: Luce Dassas
Josias, le frère de Jonas
: Daxely
Jonas, le frère de Josias
: Del Bosco
Le grand bossu
: Alfred Goulin
L'ingénieur du Génie rural 
: Christian Lude
Pétugue, le forgeron
: Julien Maffre
Nathalie, la mère de Polyte 
: Jeanne Mars
Sidonie
: Marthe Marty
" Très grande et forte, elle louche horriblement. "
Éliacin : Jean Panisse
Magalie,
la mère de l'instituteur : Annie Roudier
" C'est une petite femme boulotte, souriante et malicieuse, toujours bien mise et d'une vivacité charmante. "
Le brigadier
: René Sarvil
" Il est ventru et puissant. Il est très satisfait de lui-même, mais ce n'est pas un méchant homme. "
L'épouse du boucher : Andrée Turcy
Polyte : Jean Toscane
Anatole, le boulanger : André Bervil
" Il a environ trente-cinq ans. "
Le Directeur des bauxites : Jacques Valois
Un gendarme : Bréois
En tout, environ 33 acteurs. sans oublier les chèvres de Manon, son âne et Brusquet, son chien noir.

Ugolin (suite de Manon des Sources) (1952)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol
Réalisation
: Marcel Pagnol
Distribution (interprêtes principaux) : Manon : Jacqueline Pagnol ; l'instituteur : Raymond Pellegrin ; Ugolin : Rellys...
Carnaval (1953)

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d'après Émile Mazaud
Réalisation : Henri Verneuil
Distribution (interprêtes principaux) : Fernandel, Jacqueline Pagnol, Mireille Perrey...

  Les Lettres de mon Moulin (1954)
Première présentation publique à Paris, le 5 novembre 1954 (durée : 160 minutes ; durée de la version réduite : 120 minutes).

Le film, du genre comédie dramatique, est l'adaptation de trois des vingt-neuf Lettres de mon Moulin, d'Alphonse Daudet, précédées d'un prologue.
Fiche technique :
Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol (d'après Alphonse Daudet) - Producteur : Marcel Pagnol
Production : Compagnie Méditerranéenne de Films, Éminence Film - Directeur de production : Jo Martinetti - Images : Willy Faktorovitch
Décors : Robert Giordani et Jean Mandaroux - Musique : Henri Tomasi - Costumes : Lucien Poly
Montage : Monique Lacombe et Jeannette Rongier.

Distribution
:
- Prologue (inspiré de La Diligence de Beaucaire - 2ème lettre du recueil d'Alphonse Daudet) :
Alphonse Daudet : Roger Crouzet - Me Honarat Grapazzi : Henri Crémieux.

- L'Élixir du Père Gaucher (23ème lettre du recueil d'Alphonse Daudet) :
Le père abbé : Robert Vattier - le père Gaucher : Rellys - Frère Sylvestre : Christian Lude - le père Ulysse : Guy Alland - le marquis : Keller -
Frère Hyacinthe
: Joseph Riozet - le père Virgile : Jean Toscan - le père Joachin : Jean-Marie Bon - M. Charnigue : Fernand Sardou.  
- Le Secret de Maître Cornille (3ème lettre du recueil d'Alphonse Daudet) :
Maître Cornille, le meunier : Édouard Delmont - Vivette, sa petite fille : Pierrette Bruno - Alphonse Daudet : Roger Cruzet -
Roumanille
: Serge Davin - Marinette : Andrée Turcy - le patron du café : Jean Daniel - le maire : Bréols - Tintin : Michel Galabru -

Monsieur Decanis, le minotier
: Henri Arius, le tambour de ville : Penel - la vieille 
Arlésienne : Yvonne Gamy.
- Les Trois Messes Basses (18ème lettre du recueil d'Alphonse Daudet) :
Dom Balaguère : Henri Vilbert - Toinet Garrigou (le diable) : Marcel Daxely - Clovis, le cuisinier : René Sarvil - Maître Arnoton : Antonin Fabre.

Lieux de tournage :
- L'Élixir du Père Gaucher
/ Le Monastère de Saint-Michel-de-Frigolet (près d'Avignon) ;
- Le Secret de Maître Cornille  / La Treille - les collines du Garlaban - Auriol ;
- Les Trois Messes Basses / Le Prieuré de Ganagobie.

N.B. : Une quatrième lettre, Le Curé de Cucugnan, sera ultérieurement adaptée par Marcel Pagnol en 1967, pour un téléfilm de moyen métrage également titré Le Curé de Cucugnan. Le rôle d'Alphonse Daudet y est repris par Roger Cruzet qui l'a déjà interprété dans le Prologue et dans Le Secret de Maître Cornille, du film Trois Lettres de mon Moulin (1954).

1955

"  Avec Manon des Sources, son " monument ", Marcel Pagnol a signé son testament cinématographique. Il sent bien, surtout après l'essai à demi-réussi des Lettres de mon Moulin, que le cinéma, pour lui, c'est fini. Il lui a donné le meilleur de lui-même ; consacré et peut-être sacrifié, les vingt-cinq meilleures années de sa vie. Il n'a plus la vigueur et l'enthousiasme nécessaires pour diriger des opérations de plein air...
Sans doute, aussi, éprouve-t-il quelque nostalgie d'un genre -  le théâtre - qui, d'emblée, lui avait apporté gloire et fortune, et qu'il a abandonné en plein élan, au profit d'un autre qui lui a donné de grandes joies, certes, mais réservé aussi de cruelles déceptions. "

(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page212.)

En 1955, Marcel Pagnol s'oriente de nouveau vers le théâtre avec Judas (1955) et Fabien (1956).
Mais cette nouvelle incursion théâtrale sera brève et dès 1957,
Marcel Pagnol se lance dans un genre nouveau,
mais complémentaire du théâtre : la littérature.

Il reprendra toutefois le cinéma dans un genre nouveau,  avec deux téléfilms en 1962 et 1967.

La Dame aux Camélias (téléfilm) (1962)
Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d'après la pièce d'Alexandre Dumas fils
Réalisation
: François Gir
Distribution, interprêtes principaux
: Gérard Barray, Christian Lude, Gilbert Baladou...
Le Curé de Cucugnan (4ème Lettre de mon Moulin) (téléfilm) (1967)

Scénario et dialogues : Marcel Pagnol d'après une nouvelle d'Alphonse Daudet
Réalisation
: Marcel Pagnol
Distribution, interprêtes principaux
: Fernand Sardou, Jean Panisse, Roger Cruzet...

Lien avec le site de " L'encinémathèque "
Le cinéma occidental des origines à nos jours.
Un site à recommander pour tous les amoureux du cinéma et bien sûr du cinéma de Marcel Pagnol.
www.encinematheque.net/accueil.asp
On y trouvera notamment les biographies, filmographies de : Fernandel, Orane Demazis, Raimu, Charpin... et d'autres acteurs du cinéma pagnolien.

Site à consulter pour toutes précisions sur les films :
AlloCiné

                                                                                                                    Références :
-
Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) 

          Georges Berni (1913-1998) a connu Marcel Pagnol et l'a suivi en Provence lors des tournages de tous ses films.
L'éditionde de 1981 est l'édition originale de ce livre très documenté qui restera une référence.
Dans cet ouvrage, toute la gestation de son œuvre théâtrale, cinématographique et littéraire apparaît au travers de sa vie.
Les étapes importantes de son parcours sont développées avec précision, dans une écriture vivante, et agrémentées d'anecdotes.    
Ce livre est un document majeur pour les indications fournies sur les sources d'inspiration, le thème, la trame, la distribution de ses pièces de théâtre et de ses films.
 
- Pagnol inconnu - Jean-Jacques Jelot Blanc (présenté par Jacqueline Pagnol) - Éditions de la Treille, Michel Lafon (2000)
Un beau livre sur Marcel Pagnol, très documenté ; un monument incontournable sur sa vie, son destin et son œuvre.

Marcel Pagnol et le cinéma
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