De la terrasse de l'YMCA (Centre International de Séjour ; Villeneuve-lez-Avignon),
la vue s'étend jusqu'au mont Ventoux.
Sur la gauche, la tour Philippe-le-Bel ; sur la droite, le palais des Papes en Avignon.
Au centre, s'étale, majestueux, le Rhône.
Villeneuve-lez-Avignon

 

 

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  Quelques éléments d'histoire    


À
la suite de la croisade contre les Albigeois, Philippe III le Hardi, roi de France, entre en possession, en 1271, du comté de Toulouse. Son nouveau domaine s'étend alors jusqu'au Rhône. Au-delà, c'est la Provence, terre d'Empire. À la fin du XIIIème siècle, Philippe le Bel fonde, sur la rive droite du Rhône, face à Avignon, une "ville neuve". Vu l'importance stratégique de ce lieu, il élève à l'entrée du pont Saint-Bénézet, un ouvrage militaire, la tour Philippe le Bel.
L'arrivée des Papes en Avignon marque le début d'une période de prospérité et de développement pour cette nouvelle cité. Les cardinaux préfèrent habiter à Villeneuve et y construisent quinze magnifiques résidences, les "livrées". La ville et les établissements religieux profitent de leurs bienfaits
Les rois de france, Jean le Bon et Charles V sont les maitres d'ouvrage du fort Saint-André, édifié sur le mont Andaon au XIV
ème siècle, permettant ainsi de surveiller la papauté installée en Avignon, dans le palais des Papes. Cette prospérité survivra au départ des Papes vers Rome. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, plusieurs hôtels particuliers sont construits dans la Grand Rue. La Révolution mettra, vers la fin du XVIIIème siècle, un terme à cette richesse due à l'aristocratie et aux Prélats qui avaient élu résidence en ces lieux.

Les fortifications

Le fort Saint-André.
Vues à partir du parc de loisirs de la colline des Mourgues.
(Photos du 28-03-2014, 10h.)

Le mont Andaon (en fait une colline), au sommet duquel se dresse le fort Saint-André, était, jusqu'à la fin du XIIIème siècle, une île. Un bras du Rhône l'entourait. Des travaux d'assèchement et de déviation  de ce bras du Rhône ont été effectués à cette époque.

Ce fort englobe une abbaye, une chapelle romane Notre-Dame-de-Belvézet, et un bourg dont il ne reste que quelques pans de murs.
L'abbaye de Saint-André, fondée par les Bénédictins au Xème siècle, a été partiellement détruite durant la Révolution. Une partie reste habitée et comporte un très beau jardin. Ces lieux se visitent d'avril à septembre,
et la vue sur le mont Ventoux, le Rhône et Avignon est à découvrir.

 

 

Les tours jumelles du bâtiment d'entrée du fort sont particulièrement bien conservées.

 

 

 

 

 

La tour Philippe-le-Bel est solidement ancrée sur un rocher, du côté ouest de Villeneuve-lez-Avignon, en bordure de la route nationale qui borde le Rhône.
Elle se trouvait au débouché du pont Saint-Bénézet. C'était la pièce maîtresse d'un châtelet de défense des terres royales.

(La tour se visite. Pour monter au sommet, d'où l'on découvre le
fort Saint-André, le palais des Papes, le mont Ventoux, les Alpilles, il faut gravir 146 marches.)

Quelques vues du village

Vue du village à partir du parc de loisirs de la colline des Mourgues.
Au centre, l'église de Notre-Dame.  
Derrière l'église, au fond, les toitures de la chartreuse du Val-de-Bénédiction.
La tour de cette église fondée en 1333 par le cardinal Arnaud de Via, neveu de Jean XXII, était à l'origine un beffroi.  
Celui-ci fut ensuite transformé pour devenir le chœur de l'église.

        La porte d'entrée du musée municipal Pierre-de-Luxembourg.
 

La rue de la République.
Sur la gauche, l'entrée du musée municipal Pierre-de-Luxembourg dans lequel est exposée une œuvre majeure d'Enguerrand Quarton :
Le couronnement de la Vierge (1453)
.
Sur la droite, la Mairie.

La place centrale du village, très animée les jours de marché (jeudi matin et samedi matin). La montée vers le fort Saint-André,
à partir de la place du village.
La chartreuse du Val-de-Bénédiction

La chartreuse et sa chapelle.
Vue à partir de la pente nord du mont Andaon, sous le fort Saint-André.

(Photo du 28-03-2014 ; 11 heures.)

La chartreuse du Val-de-Bénédiction est due à la volonté du pape Innocent VI, qui, après son élection en 1352, fait don à l'ordre des Chartreux, de ses terres et de l'hôtel particulier qu'il possédait à Villeneuv-lez-Avignon, du temps où il était cardinal. Les premiers travaux de construction ont lieu rapidement. La chartreuse, prévue au départ pour accueillir douze religieux, est agrandie par la suite. Innocent trois, très attaché à ce lieu, y est enterré, sur sa demande, lorsqu'il décède le 12 septembre 1362. Son mausolée, déplacé après la Révolution,
a retrouvé sa place dans l'église, en 1959.
L'œuvre d'Innocent VI est poursuivie par son neveu Pierre Selva de Montirac, qui fait achever l'édification du cloître Saint-Jean en 1372. Des agrandissements et embellissement sont réalisés par la suite, notamment par François des Royers de la Martinière, au XVIIème siècle. La chartreuse subit de graves dommages durant la Révolution française.
En 1835, la dégradation de l'abbaye attire l'attention de Prosper Mérimée, alors inspecteur des monuments historiques. Il met en œuvre des procédures de sauvegarde. En 1909, l'état entreprend la réhabilitation du monastère à partir du relevé d'ensemble de l'architecte Jules Formigé.
Depuis 1973, un centre culturel s'est installé dans ses murs, donnant vie à ce grand ensemble architectural.

Le portail d'entrée de la chartreuse :
vue de l'extérieur à partir de la place des Chartreux (photo de gauche) ;
vue de l'intérieur avec la cour d'entrée et son allée de mûriers (photo de droite).

Le portail d'entrée actuel, terminé en 1641, a été restauré en 1991. Sa structure imposante délimite l'extérieur et l'intérieur de l'abbaye, vouée au recueillement. Construit en 1649, de style baroque, il correspond à l'exécution d'un dessin de François Royer de la Valfrenière.
La façade extérieure comporte, en hauteur, un cartouche en rond de bosse sur lequel est inscrit le nom latin de l'abbaye : " Domus Beatea mariae vallis benedictions ".
La restauration de 1990-1991 a permis de remettre en place, au-dessus de la porte, trois statues, en coformité avec le plan initial : la Vierge, entourée par Saint Bruno (à droite) et le pape Innocent VI à gauche) qui présente la maquette de la chartreuse.
La façade intérieure, plus simple et d'inspiration profane, comprend à mi-hauteur, un passage à balustres supporté par l'entablement.

À travers l'abside effondrée de la nef centrale de l'église gothique, se découpe le fort Saint-André,
pendant qu'un oiseau semble vouloir entrer dans l'église par cette ouverture béante.

Le jardin intérieur du petit cloître et la galerie Est.
Cette galerie donne sur la salle capitulaire, la cour des Sacristains avec son puits et son escalier. Une cellule de moine, meublée à l'identique, se visite.
Puis, l'on trouve le cloître du cimetière, le réfectoire...

Au centre du cloître Saint-Jean, la fontaine Saint-Jean qui date du XVIIIème siècle, a conservé son puits.
Cette chartreuse, qui occupe une surface double de celle du palais des Pape justifie à elle seule une visite.

Villeneuve-lez-Avignon reste une petite ville où la douceur de l'air n'a pas changé depuis l'époque papale,
et les cardinaux ne s'y étaient pas trompés....
ne pas rater : le marché provençal très animé du jeudi matin et la belle brocante du dimanche matin sur les allées.)
Bonne visite et bon séjour !

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